JANVIER 2005
LE BISTROT DE LA SUPERETTE
(Corbier)
Cassé, tout bourré, plein comme un compte en Suisse
Déjà quatre heures déjà qu'en torchant la bouteille
Au bistrot de la superette
C'était la méga-teuf, la giga-déconnade
S'il a joué à l'éponge à s'en faire péter le foie
Au bistrot de la superette
C'est super il pleut plus parce qu'il tombe de la grêle
Il a plus ses godasses, il sent l'huile de baleine
Au bistrot de la superette
Il a quitté le bistrot pour retourner chez lui
Mais y a la pluie qui tombe, ses boyaux qui dévissent
Ça fait quatre heures qu'il marche et y a zéro taxi
Il a dit au patron : "Ce soir je rentre à pied"
Mais il s'est tout perdu, il a mal aux orteils
Il sent monter la soif, il a du s'assécher
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot de la superette
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot
Avec punch à la bière, le gin et les gros vins
Les apéros sucrés et de la limonade
Il en a bu un verre, maintenant il est pas bien
C'était pas sans raison, c'est son anniversaire
Il l'a dit au patron qui a dit "Bois c'est pour moi"
En une heure il avait cassé les quarante verres
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot de la superette
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot
Et il s'est vomi dessus, ça lui colle au maillot
Ça fait quatre heures qu'il marche, quatre heures qu'il se les gèle
Chaque fois qu'il lève un bras, il mange le caniveau
Il vient de voir un taxi, un taxi qui l'a vu
Il bredouille son adresse et le taxi le ramène
Chez Lorette au bistrot, puisqu'il habite au-dessus
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot de la superette
Chez Lorette, chez Lorette
Au bistrot